LETTRE OUVERTE à Hervé MORIN, Président de Région Normandie

Monsieur le président, cher Hervé,

Quelle déception, j'ai voté pour vous naturellement aux régionales, centriste comme vous et faute d'être Radical, je vous découvre petit joueur politicien de bas niveau.

Je n'imaginais pas que certaines de vos décisions seraient essentiellement axées la volonté de démanteler les territoires gérés par des élus qui nous sont opposés politiquement.

Qu'est-ce qui vous prend de vouloir supprimer des écoles de formation d'infirmier(e)s ou d'aides-soignant(e)s dans des villes comme Argentan, Avranches ou Vire notamment. Ces communes ont des maires de gauche.

Ne nous racontez pas d'histoires, ne nous répondez pas qu'il n'y a pas de rapport.

Pour avoir connu vos milieux politiciens, je sais que votre décision autoritaire, sans concertation, est sans origine sérieuse, elle n'a qu'un but, réaliser certains de vos engagements dans les bassins de vie et d'activités ou des majorités de gauche sont aux manettes.

Si ça n'avait pas de conséquence sur la survie des territoires je vous soutiendrais sans hésiter mais là, je trouve que votre façon de faire sera contre productive et somme toute assez scandaleuse.

Vire, après avoir perdu sa maternité, après le constat d'un démantèlement de l'hôpital, et votre décision totalement injustifiée de fermer son IFSI, allez-vous courant 2017, si nos amis sont aux commandes de l'Etat, plaider pour la fermeture de la gendarmerie, de la sous-préfecture et de je ne sais quoi encore.

Il n'est pas non plus à votre honneur d'avoir laissé truquer la communication sur les chiffres concernant le chômage des infirmiers sortant des l'IFSI et de l'IFSI de Vire en particulier.

Pour le cas ou vous ne le sauriez pas, nos populations essentiellement rurales n'ont pas comme vous le privilège de pouvoir être soignées au Val-de-Grâce.

Si vous connaissiez l'ampleur des tâches qui mobilise les infirmières et infirmiers et autres aides-soignants, vous sauriez qu'il n'y a pas de chômage dans ces corporations à la sortie des écoles.

Il ne peut y avoir que des gens comme vous  qui pensiez faire des économies sur le dos des citoyens victimes de vos ignorances et espérant que ce ne soit pas des incompétences.

L'urgence aujourd'hui est que vous reconsidériez votre décision et que, plus tôt que fermer les IFSI concernés, vous repensiez la répartissions des effectifs dans chacun d'entre eux.

Pour conclure, ne croyez pas que c'est de cette façon que nos amis centristes et LR récupéreront des voix et des sièges lors des prochaines élections et prévenez gentiment Madame GOURNEY-LECONTE que son silence n'est pas très glorieux. Ne me faites pas regretter de vous avoir apporté ma voix.

Hubert Heuzé

 

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